Spitzer Olga et la Chesa Laret

Description
Identification
Type d’entité:Personne
Forme(s) autorisée(s) du nom:Spitzer Olga et la Chesa Laret
Formes parallèles du nom:Villa Laret;
Villa Spitzer
Description
Dates d’existence:1882-1971
Histoire:Tout commence au début du 19e siècle. Le propriétaire de la colline Laret à Sils Maria (Haute-Engadine, Grisons) souhaite y construire l’hôtel Waldhaus mais renonce pour des raisons techniques et vend le terrain à Arthur Spitzer en 1910. Ce dernier demande à l’architecte Karl Koller de lui construire une maison qu’il souhaite offrir à sa femme Olga. La maison a une emprise au sol d’environ 300 m2 et un volume de 5'000 m3. La construction est terminée le 15 janvier1912 et la famille y séjourne chaque année de juillet à septembre. La déclaration de guerre surprend les Spitzer à Sils. Arthur rentre en France où il est mobilisé, Olga et ses 3 enfants louent une maison à Champel jusqu’en 1918. Elle collabore avec l’Agence des prisonniers de guerre, l’Agence des internés civils et la Croix-Rouge et noue des contacts avec des camps de prisonniers en Allemagne. Puis elle créée avec 2 amis « Le paquet du prisonnier de guerre », organisme qui apporte vêtements et nourriture aux prisonniers de guerre français et belges les plus nécessiteux qui ne sont pas secourus par leurs familles. Elle consacre des fonds considérables à la reconstruction de villages dévastés par la guerre. En 1923, elle créée le Service social de l’enfance pour venir en aide aux enfants maltraités. En 1952, à l’approche de ses 70 ans, Olga se préoccupe du devenir de la Chesa puisque ses enfants ne souhaitent pas la conserver. Elle contacte la section française du World University Service (WUS) qui a son siège à Genève et dont le secrétaire général n’est autre que Bernard Ducret, futur secrétaire général (en 1961) de l’Université. Il est décidé qu’au décès d’Olga Spitzer, la Chesa soit léguée au WUS qui en fera un centre de rencontres et de vacances pour les universitaires. Mais l’invasion de la Hongrie en 1956 en décide autrement car le WUS doit répondre à l’afflux de plus de 10'000 étudiants hongrois. Comme Olga tient à ce projet, elle décide d’ajouter 100'000 francs au legs pour créer un fonds de roulement. Mais le projet reste sans suite à cause de la situation désespérée des étudiants hongrois. Quelques années plus tard, sur proposition du directeur du département de l’instruction publique du canton de Genève, Olga décide de donner la Chesa à l’école de Genève. Alfred Borel demande l’avis du Recteur. Mais rien ne se passe avant 1961, année où le projet voit son aboutissement lorsque Bernard Ducret est nommé secrétaire général de l’Université. La convention de donation est signée le 29 septembre 1970. Dès 1971, la villa fonctionne grâce aux ressources du Fonds général de l’Université. Cette dernière a toujours respecté l’esprit qu’Olga a insufflé à la villa, « un lieu de rencontres universitaires, de travail et de repos, favorisant les échanges avec d’autres universités de Suisse et de l’étranger». Mais la charge financière que représentait la maison à obliger l’université à la vendre le 24 novembre 2006.
Lieux:Sils Maria, Haute-Engadine, Grisons
Contrôle
Code d’identification de la notice d’autorité:CH UNIGE/2SpitzerISAAR
Code(s) d’identification du ou des services:CH-000196-4 Archives administratives et patrimoniales de l'UNIGE (aap)
Règles ou conventions:ISAAR (CPF) - Norme internationale sur les notices d'autorité utilisées pour les archives relatives aux collectivités, aux personnes ou aux familles, deuxième édition, 2004
Niveau d’élaboration:Publié
Niveau de détail:Moyen
Dates de création, de révision ou de destruction:Notice créée en juillet 2017
Langue(s) et écriture(s):Français
Sources:Historique de la donation, CH UNIGE/aap/2/2012/13/1/1;

La Chesa Laret, Sils et l'Engadine, Publication éditée à l'occasion du 25e anniversaire de la donation de la Chesa Laret à l'Université de Genève, et en reconnaissance à Bernard Ducret, secrétaire général de l'Université de 1961 à 1986, Genève, Imprimerie Slatkine, 1995, 49 p.

Bloch, Peter-André, Vandamme Jacques et Myriam, Sils-Maris "île bienheureuse pour Nietzsche", haut lieu de culture et de rencontres européennes et internationales,Eigenart-Verlag, Winterthur, 2017, 128 p. (Chesa Laret, p. 74-83)
Cote :CH UNIGE/aap/biblio/PU 517;