Artus-Perrelet, Louise

Description
Identification
Type d’entité:Personne
Forme(s) autorisée(s) du nom:Artus-Perrelet, Louise
Formes parallèles du nom:Louise Artus-Perrelet
Louise Artus née Perrelet
Description
Dates d’existence:1867-1946
Histoire:Louise Artus-Perrelet est une pédagogue suisse originaire de Neuchâtel. Sa mère, Rose Julie, est une Rosselet du Locle et son père, Paul-Aimé, est un pasteur protestant qui reprend en 1877 la chaire de l’Église libre de l’Oratoire à Genève. Louise, comme ses frères et sœurs, poursuit ses études dans cette ville. Après un passage à l’Université, elle suit les cours de Barthélémy Menn et de Jeanne Gillet dans la classe des demoiselles, à l’école municipale des Beaux-Arts. Elle se fait remarquer par de nombreux prix entre 1886 et 1890. Pendant ses études, elle se dirige vers les arts appliqués et l’enseignement du dessin.

Au sortir des Beaux-Arts, Louise Artus-Perrelet épouse en 1893 Marc-Émile Artus, un peintre, élève de Menn également. La même année elle donne naissance à Jean Artus, futur membre de la société des Belles-Lettres et professeur d'histoire au Collège Calvin.
Louise développe alors une technique de teintes de couleurs applicables aux costumes de théâtre, ainsi qu’un instrument – le chromophone – qui projette de la couleur sur les costumes ou les décors. Il est utilisé dans différents théâtres, notamment pour le spectacle d’Émile Jacque-Dalcroze, "La fête de la jeunesse et de la joie", en 1923.

Engagée, à Genève, par le Département de l’Instruction publique comme maîtresse de dessin à l’École supérieure de jeunes filles dès 1908, elle aura un terrain où exercer et développer sa propre conception. Elle veut rendre au dessin sa place pédagogique au même titre que la parole.

En 1912, elle fait partie des premiers enseignant.es de l’Institut Jean-Jacques Rousseau (IJJR) fondé par Edouard Claparède, haut lieu en Europe des sciences de l’éducation – en particulier de la psychologie – et des pédagogies nouvelles, centrées sur les besoins et capacités de l’enfant. L’idée que le dessin ne peut être simple copie, mais bien observation de la réalité est fondamentale pour Louise Artus-Perrelet comme pour Menn. Elle développe une pédagogie dont l’objectif est l’appropriation par l’enfant de la réalité à travers le mouvement, l’expression orale amenant à une élévation morale voire mystique, ce qu’elle appelle « vivre sa ligne ».

C’est en 1917, que Louise Artus-Perrelet édite son ouvrage "Le dessin au service de l’éducation", chez Delachaux & Niestlé, sous les auspices de l’Institut Jean-Jacques Rousseau et de la Société belge de pédotechnie. La "Boîte Artus" complète cette méthode dont Ginette Martenot s'est inspirée.

En 1929, à l’âge de 62 ans, Louise Artus-Perrelet part à Bello Horizonte, au Brésil pour y enseigner le dessin et le modelage. Elle y développe sa méthode au travers de ses cours et conférences. Sa méthode se nourrit de l’expérience des enseignant.es qui inventent des jeux et des récits, afin d’offrir à l’enfant l’opportunité de bouger, d’exercer toute la « gymnastique du dessin », de vivre physiquement la ligne tracée. Son passage est remarqué et de nombreux articles, notamment dans la Revista do Ensino, présentent cette « grande éducatrice suisse » avec un « don mystique et spirituel pour les couleurs ». Elle reste au Brésil pendant deux ans puis y retourne en automne 1932, une fois retraitée de l'École secondaire supérieure des jeunes filles.

Dès les années 1920, Louise Artus-Perrelet entame la rédaction du manuscrit inachevé La Mesure d'or. Son approche du nombre d’or et de la tradition spiritualiste confère à son enseignement une dimension esthétique et spirituelle. Pas étonnant alors qu’une de ses conférences soit introduite par Madame van Hogendorp qui présente les pensées et les buts du mouvement soufiste (recherche d’unité, tolérance, amour, rapprochement entre Orient et Occident, fraternité universelle). Pas étonnant non plus qu’elle participe en 1926 avec Édouard Claparède au premier congrès de psycho-sociologie organisé par l’Internationale des amis de l’ordre spirituel et qu’elle en soit un membre honoraire. Un congrès qui se veut scientifique, mais qui touche également au spiritualisme, à l’harmonie vitale, au féminisme, au sens de la vie, à la mystique et à l’art. Le tout baignant dans un pacifisme d’après Première guerre mondiale.

Louise Artus-Perrelet meurt le 25 avril 1946 à Genève.
Lieux:Suisse ; Brésil ; France ; Pays-Bas ; Belgique ; Tchéquie ; Allemagne
Fonctions et activités:Activité professionnelle
1908-1932, Genève : maîtresse de dessin à l’École secondaire supérieure des jeunes filles
1912-, Genève : professeure de dessin à l'Institut J.-J. Rousseau
1929-1933, Bello Horizonte : professeure de dessin à l'école de perfectionnement pour la formation des institutrices

Activité associative :
Membre de l'Association pour l’instruction par l’image
Membre de la Société suisse des femmes peintres et sculpteurs
Membre de l'Association d'art actif
Membre de l'Union des femmes
Membre de l'Association pour le suffrage féminin
Membre de la Société pédagogique genevoise
Membre de l'Internationale des Amis de l’Ordre Spirituel

Activité éditoriale, collaboration à des revues :

Principaux domaines d’enseignement, de recherche et de publication :
Dessin
Arts appliqués
Contexte général:1914-1918 : Première guerre mondiale.
1919 : Société des Nations
Contrôle
Code d’identification de la notice d’autorité:CH UNIGE/ISAAR/485
Règles ou conventions:ISAAR (CPF) - Norme internationale sur les notices d'autorité utilisées pour les archives relatives aux collectivités, aux personnes ou aux familles, deuxième édition, 2004
Niveau d’élaboration:Notice publiée
Niveau de détail:Notice incomplète
Dates de création, de révision ou de destruction:09.04.2026
Langue(s) et écriture(s):Français
Sources:https://www.unige.ch/archives/aijjr/activitesscientifiques/70-ans-denseignement-martenot-en-suisse/exposition-pedagogie-gmartenot
Ressources