Artus-Perrelet, Louise

Description
Identification
Type d’entité:Personne
Forme(s) autorisée(s) du nom:Artus-Perrelet, Louise
Formes parallèles du nom:Louise Artus-Perrelet
Louise Artus née Perrelet
Description
Dates d’existence:1867-1946
Histoire:Fille d’un pasteur neuchâtelois, établi avec sa famille à Genève en 1877, femme d’un artiste genevois, Marc-Emile Artus, qu’elle épouse en 1893, et mère de Jean Artus, membre de la société des Belles-Lettres et professeur au Collège Calvin, Louise reste à l’ombre d’une société encore fortement patriarcale.
Élève de Barthélémy Menn aux Beaux-Arts de Genève, elle s’est abreuvée à l’enseignement de ce maître de la couleur et à sa conception du dessin comme un langage qui va au-delà de la technique pour développer un sens social et moral. Comme lui, Louise Artus-Perrelet a fait de l’enseignement une forme d’engagement artistique. Récipiendaire de nombreux prix pendant sa formation, elle fait parler d’elle dans les journaux grâce à ses inventions pour le théâtre. D’une part, dès 1900, elle invente une technique de teintes de couleurs applicable aux costumes. D’autre part, dans les années 1920, elle crée un instrument qui projette de la couleur sur les tissus, qu’ils soient costumes ou décors : le chromophone. Il est utilisé notamment par Émile Jaques-Dalcroze dans La fête de la Jeunesse et de la joie, en 1923, assurant la rencontre entre musique et peinture, et selon Georges G. Schoder, dans son article « Nos célébrités pédagogiques » publié dans Semaine de la femme, du 10 février 1940, il l’est encore cette année-là, dans la cathédrale de Strasbourg pendant les fêtes de Noël…
Dès 1908, Louise Artus-Perrelet est nommée par le conseil d’État genevois maîtresse de dessin à l’École secondaire supérieure des jeunes filles. En juillet 1909, elle mène, avec le médecin et psychologue Édouard Claparède, une enquête sur l’utilité du dessin, contribuant ainsi à l’intérêt qui se développe alors, notamment au travers des congrès internationaux, pour l’enseignement du dessin comme moyen éducatif.
En 1912, elle fait partie des premiers enseignants de l’Institut Jean-Jacques Rousseau (IJJR) fondé par Claparède, haut lieu en Europe des sciences de l’éducation – en particulier de la psychologie – et des pédagogies nouvelles, centrées sur les besoins et capacités de l’enfant. L’idée que le dessin ne peut être simple copie, mais bien observation de la réalité est fondamentale pour Louise Artus-Perrelet comme pour Menn. Elle développe une pédagogie dont l’objectif est l’appropriation par l’enfant de la réalité à travers le mouvement, l’expression orale amenant à une élévation morale voire mystique, ce qu’elle appelle « vivre sa ligne ». En 1917, son ouvrage Le dessin au service de l’éducation est publié aux éditions Delachaux et Niestlé. S’ajoute un matériel d’enseignement appelé « Boîte Artus », complétant la « Méthode Artus ».
En 1929, elle rejoint deux autres enseignants de l’IJJR, Helena Antipoff et Léon Walter, à l’école de perfectionnement pour la formation des institutrices à Bello Horizonte au Brésil. L’annonce est faite dans le Journal de Genève du 16 février 1930. On souligne son « caractère énergique, à la fois rude et si profondément sensible », cette « âme enthousiaste, originale et riche, avec des dons pédagogiques exceptionnels. » Le rédacteur de l’article se réjouit d’avoir croisé « une figure de tout premier plan ». Son passage à Bello Horizonte est remarqué et de nombreux articles, notamment dans la Revista do Ensino, présentent cette « grande éducatrice suisse » avec un « don mystique et spirituel pour les couleurs ». Elle y enseigne pendant deux ans et y retournera en automne 1932, ayant atteint la retraite de ses fonctions d’enseignante à Genève.
Cette « éducatrice voyageuse », comme la présente le journaliste du Journal de Genève le 12 mai 1932, donne des conférences à travers le monde (Paris, Amsterdam, Bruxelles, Prague ou Munich) et participe à de nombreux congrès (artistiques, pédagogiques et psychologiques)
Louise Artus-Perrelet a aussi influencé Ginette Martenot, rencontrée en 1932, qui s’est inspirée de son enseignement et de sa philosophie de la ligne.
Lieux:Suisse ; Brésil ; France ; Pays-Bas ; Belgique ; Tchéquie ; Allemagne
Fonctions et activités:Activité professionnelle
1908-1932, Genève : maîtresse de dessin à l’École secondaire supérieure des jeunes filles
1912-, Genève : professeure de dessin à l'Institut J.-J. Rousseau
1929-1933, Bello Horizonte : professeure de dessin à l'école de perfectionnement pour la formation des institutrices

Activité associative :
Membre de l'Association pour l’instruction par l’image
Membre de la Société suisse des femmes peintres et sculpteurs
Membre de l'Association d'art actif
Membre de l'Union des femmes
Membre de l'Association pour le suffrage féminin
Membre de la Société pédagogique genevoise
Membre de l'Internationale des Amis de l’Ordre Spirituel

Activité éditoriale, collaboration à des revues :

Principaux domaines d’enseignement, de recherche et de publication : dessin
Contrôle
Code d’identification de la notice d’autorité:CH UNIGE/ISAAR/485
Règles ou conventions:ISAAR (CPF) - Norme internationale sur les notices d'autorité utilisées pour les archives relatives aux collectivités, aux personnes ou aux familles, deuxième édition, 2004
Niveau d’élaboration:Notice publiée
Niveau de détail:Notice incomplète
Dates de création, de révision ou de destruction:09.04.2026
Langue(s) et écriture(s):Français
Sources:https://www.unige.ch/archives/aijjr/activitesscientifiques/70-ans-denseignement-martenot-en-suisse/exposition-pedagogie-gmartenot
Ressources